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La circulation sur les autoroutes terrestres, de plus en plus saturées, pénalise les transports routiers, tant en termes de coûts que de délais et de pollution.
La solution envisagée par la Commission Européenne serait de détourner ce trafic sur des liaisons maritimes rapides et compétitives.
Le seul obstacle, et il est de taille, réside dans le fait que la vitesse des navires actuels dits « rapides » (30 km/h) est insuffisante et ne permet pas d’offrir aux transporteurs le même service que la route (vitesse moyenne de l’ordre de 60 km/h). Les transporteurs ont donc massivement refusé d’utiliser les services proposés : c’est l ‘échec actuel des Autoroutes de la Mer.
L’alternative prend tout son sens lorsque l’on envisage ces liaisons maritimes effectuées par des navires réellement rapides.
La vitesse HSC, pour retrouver les transporteurs et les chargeurs découragés par la lenteur des navires
La formule retenue pour les navires HSC, après qualification par les organismes de certification officiels est celle d’un monocoque stabilisé à coque perce-vagues, concept optimisé qui confère aux navires de la gamme une grande rapidité pour une faible consommation énergétique (moteurs lents à fuel lourd bon marché au lieu du gas-oil).
La conception des navires HSC leur permet une vitesse moyenne de l’ordre de 32 nœuds (58 km/h) par tous temps, ce qui autorise une grande régularité du service, même par conditions de mer formée, contrairement aux ferries rapides traditionnels.
Il est à noter que le HSC C160 a déjà été pré-qualifié pour des vagues de 6 mètres à pleine vitesse.
Cette rapidité combinée à un faible coût d’exploitation rend le principe des autoroutes de la mer compétitif par rapport à la route avec des coûts d’exploitation environ 20% inférieurs (coûts de traction de l’ordre de 0.60 à 0.70 €/km en fonction des routes maritimes et des coefficients de chargement). D’autre part, le coût d’exploitation d’un navire HSC reste stable dans le temps, les frais variables occupant un poste plus réduit de celui-ci, ce qui garantit la pérennité des lignes autoroutières maritimes.
La rentabilité HSC sans subvention d’équilibre
Les avantages des autoroutes de la mer apparaissent d’autant plus clairement lorsque l’on sait qu’elles ne nécessitent que peu d’aménagements portuaires, quelle que soit la longueur de la ligne, contrairement aux réseaux terrestres ferrés et autoroutiers et qu’elles peuvent aussi bien utiliser les grands ports transocéaniques que les ports secondaires moins encombrés, évitant ainsi les « verrous » de la circulation.
Les navires HSC rentabilisent les Autoroutes de la Mer dès après une courte période de lancement ; c’est la fin des subventions d’équilibre éternelles comme des "primes aux bateaux vides" qui ont accompagné les premières expériences, toutes déficitaires, des Autoroutes de la Mer.
Les HSC, des navires « verts » adaptés aux besoins européens
De plus, selon les critères de la Commission Européenne, la mesure de l’impact sur l’environnement donne un rapport de 1 à 4 en faveur du transport maritime (0.009 €/km) par rapport au transport routier (0.035 €/km) et de près de 1 à 2 face au transport ferroviaire (0.015 €/km).
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